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compo est-il un séquenceur
(genre Cubase) de plus ?
Quelles sont les caractéristiques qui font de compo
un outil de composition musicale, plutôt qu'un arrangeur ?
N'existent-ils pas déjà des outils du même
type ?
Pourquoi compo est-il qualifié de langage, et non
de logiciel ni de système par exemple ?
Est-ce que ce n'est pas dépassé d'utiliser
un langage pour décrire la musique, plutôt que des objets
graphiques connectables entre eux ?
Un langage ne s'adresse-t-il pas plutôt à des
informaticiens qu'à des musiciens ?
La norme midi ne répond-elle pas déjà
à cette problématique de codage de la musique ?
Pourquoi compo est-il gratuit ?
Pourquoi le code source de compo est-il ouvert ?
compo est-il un séquenceur (genre Cubase) de
plus ?
Non. compo est un outil de composition musicale à part entière,
permettant de construire en partant de rien des structures musicales originales,
puis de manipuler et d'assembler de manière naturelle ces structures
musicales. Un séquenceur est en général plutôt
un arrangeur, c'est à dire un outil permettant de travailler sur
la forme générale, et sur l'orchestration d'un matériau
donné (déjà existant sous la forme d'un enregistrement
audio, ou improvisé sur un clavier midi par exemple).
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Quelles sont les caractéristiques qui font
de compo un outil de composition musicale, plutôt qu'un arrangeur
?
1) Un mode de représentation musicale homogène, quelle
que soit l'échelle où l'on se place (au niveau de la cellule
mélodique constituée de quelques notes ou au niveau de l'uvre
entière, en passant par une section comme un couplet, un mouvement...)
;
2) La possibilité de référencer une structure musicale
donnée à de multiples endroits de la composition. Une mélodie
peut naturellement être reprise à différents moments
(comme un refrain) ou s'échanger d'une voix à l'autre, sans
qu'il soit nécessaire de la copier/coller. De cette manière,
toute modification appliquée à l'original est de fait répercutée
sur chaque référence ;
3) La représentation des paramètres musicaux (hauteurs,
durées, dynamiques...) sous la forme de rapports plutôt que
de valeurs absolues (par exemple, les hauteurs sont vues comme des intervalles
plutôt que comme des fréquences). De cette manière,
une mélodie peut figurer dans n'importe quelle tonalité
tout en restant égale à elle-même. Ce qui est conforme,
et aux notations traditionnelles (pas seulement occidentale), et au fonctionnement
perceptif de l'oreille humaine, pour la grande majorité des individus
non dotés d'une oreille absolue.
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N'existent-ils pas déjà des outils
du même type ?
Nous n'en connaissons pas qui aient la même approche. Il existe
des outils de composition musicale développés dans un cadre
universitaire ou de recherche scientifique. Ces outils, caractérisés
par une grande maturité due à une longue gestation et une
utilisation par une importante communauté, ont souvent un spectre
d'utilisation plus large. Mais pour cette raison, ils ont été
amenés à simplifier (généraliser) les paramètres
de la notation musicale, parfois à l'extrême, en les réduisant
à des caractéristiques acoustiques. La norme MIDI, largement
adoptée par l'industrie des synthétiseurs, boîtes
à rythme et logiciels d'informatique musicale, constitue souvent
le code sous-jacent des informations musicales des outils en question.
L'approche de compo n'est pas contradictoire avec celle adoptée
par ces outils. Elle est même plutôt complémentaire.
D'ailleurs, des interfaces ont été développées
entre compo et deux de ces outils (Open Music, développé
par l'Ircam et Common Music, développé par le CCRMA), de
manière à permettre à compo de bénéficier
des possibilités propres à ces outils, et à ceux-ci
de bénéficier éventuellement en retour de l'approche
originale de compo.
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Pourquoi compo est-il qualifié de langage,
et non de logiciel ni de système par exemple ?
Ce terme de langage fait référence aux langages de programmation
informatique dont il reprend la caractéristique majeure : la description
(de la musique en l'occurence) sous la forme de texte, selon une grammaire
propre, et constituant un programme destiné à être
interprété par la machine.
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Est-ce que ce n'est pas dépassé d'utiliser
un langage pour décrire la musique, plutôt que des objets
graphiques connectables entre eux ?
L'utilisation d'un langage est tout sauf dépassée. En
fait, nous sommes convaincus qu'elle peut être dans certains cas
infiniment plus productive qu'un environnement graphique manipulé
à la souris. Imaginez la transcription d'une partition d'une taille
modeste uniquement en positionnant et en connectant des objets graphiques
sur un écran, ce serait une tâche extrêmement fastidieuse.
En réalité, les deux approches sont complémentaires.
La description par un langage est une alternative au clavier de piano
(en particulier pour les non-pianistes) pour générer au
rythme de l'imagination des structures de notes, tandis que le graphisme
de la partition apporte une présentation exploitable des résultats.
D'ailleurs, les exemples fournis sur ce site Web sont présentés
dans leur version graphique, utilisant Open Music ou Common Music. Nous
n'avons pas développé d'interface graphique dans le cadre
de compo, ce qui est en soi une tâche assez fastidieuse et déjà
faite par ailleurs. C'est pour cette raison que nous fournissons une extension
de compo vers Open Music ou Common Music.
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Un langage ne s'adresse-t-il pas plutôt à
des informaticiens qu'à des musiciens ?
Cette notion de langage informatique ne doit pas effrayer l'utilisateur
non-informaticien. En effet, le langage compo a été conçu
pour être le plus intuitif possible, tout en réduisant le
texte à écrire au minimum, de manière à permettre
la description de pièces musicales conséquentes sans que
le musicien se transforme en dactylographe. Au final, une structure est
grosso-modo décrite comme une liste de notes, nommées par
leur nom traditionnel, et éventuellement adjointes de paramètres
qui en spécifient la durée, la dynamique... Il y a une séparation
nette entre l'utilisation de compo par un musicien, et son extension par
un informaticien. Le premier doit pouvoir utiliser progressivement le
langage compo sans notions préalables (si ce n'est des notions
musicales). Le second a accès à l'ensemble du système
pour l'étendre à sa guise et proposer des nouveaux services
à l'utilisateur.
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La norme midi ne répond-elle pas déjà
à cette problématique de codage de la musique ?
La norme midi se situe à un niveau assez concret. Elle représente
des données relatives à l'instrument (clavier) plutôt
qu'aux notes puisqu'elle est destinée à la base à
piloter des synthétiseurs. Le langage compo se situe lui à
un niveau plus haut (plus abstrait) : celui des notes de musique, non
pas telles qu'elles sont transcrites sur la partition, mais telles qu'elles
sont supposées figurer dans la pensée du musicien, dans
sa partition intérieure, pour reprendre
le titre du livre du musicien de Jazz Jacques SIRON. Nous prétendons
fournir au musicien un moyen de transcrire directement les idées
musicales au fur et à mesure qu'elles lui viennent, sous une forme
lui permettant de les retravailler ultérieurement de manière
naturelle.
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Pourquoi compo est-il gratuit ?
On peut diffuser une idée gratuitement pour lui donner une chance
de se développer librement et d'être largement utilisée
(sans pour autant que cela soit forcément totalement désintéressé).
Exemples : Linux, Open Music, Common Music, compo...
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Pourquoi le code source de compo est-il ouvert ?
Vous pouvez utiliser une voiture sans être mécanicien,
cela va de soi. Mais il ne viendrait à personne l'idée de
vous interdir d'en ouvrir le capot à l'occasion, ne serait ce que
par simple curiosité...
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